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Les institutions régionales soutiennent l'appel de la Fondation Anna Lindh pour la définition d'une stratégie de dialogue interculturel en Méditerranée

jeu, 23/07/2015 - 10:37 -- Press Office

« Le dialogue interculturel ne peut plus être uniquement considéré comme ayant un rôle ‘passif et périphérique’ dans les relations euro-méditerranéennes. Nous avons besoin d’une stratégie globale et de long terme qui assurera la pérennité de notre présence et de nos efforts. Le dialogue interculturel doit devenir central dans la façon de penser nos relations », a déclaré Elisabeth Guigou, Présidente de la Fondation Anna Lindh, à l’occasion de l’ouverture de la première Réunion de haut-niveau sur le Dialogue interculturel qui se déroulait à Barcelone le 23 juillet.

À l’initiative du Gouvernement espagnol et se déroulant au siège de l’Union pour la Méditerranée, cette rencontre a été organisée en partenariat avec la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue des cultures, l'Alliance des civilisations de l'Organisation des Nations unies et le Centre international Roi Abdullah Ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel ; ces trois institutions ont été mises en avant par le Conseil des Affaires étrangères du 9 février 2015, sous la présidence de la Haute-Représente de l’UE Federica Mogherini, qui appelait notamment l’Union à « étudier de nouvelles possibilités de coopération avec des acteurs tels que la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures, l'Alliance des civilisations de l'Organisation des Nations unies et le Centre international Roi Abdullah Ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel ».

Mentionnant les récentes propositions de la Fondation Anna Lindh dans le cadre de la révision de la Politique européenne de voisinage, la Présidente Elisabeth Guigou a exhorté « les institutions européennes, au plus haut niveau, ainsi que les organisations et les réseaux existants qui partagent notre vocation interculturelle, à travailler avec la Fondation pour définir une stratégie globale pour l’ensemble de la Méditerranée ». Elle a poursuivi : « un des changements fondamentaux de notre approche doit consister à transformer l’actuelle programmation triennale en une politique de long terme qu’il faut bâtir sur la prochaine décennie. Cela sera le socle de notre travail avec la société civile pour soutenir la coopération régionale – du bas vers le haut –, et répondre ensemble aux profonds enjeux culturels et sociaux qui sont au cœur de la relation entre l’Europe et ses partenaires, et qui ne doivent pas aggraver davantage les défis politiques et sécuritaires ».

Parmi les propositions avancées pour une stratégie de dialogue interculturel par la Présidente Elisabeth Guigou, au nom de la Fondation Anna Lindh : (1) élaborer la première Charte euro-méditerranéenne pour le dialogue interculturel, qui sera préparée en amont de la prochaine édition du Forum méditerranéen de la Fondation Anna Lindh et de la présidence maltaise du Conseil de l'Union européenne ; (2) faire davantage usage des analyses, recherches et sondages conduits par la Fondation Anna Lindh sur les tendances sociales et culturelles dans la région (« Rapport Anna Lindh ») ; (3) travailler collectivement sur la visibilité de nos actions avec pour objectif d’augmenter significativement la portée des programmes ayant déjà un fort impact, à l’instar de « Young Arab Voices ».

José Manuel García-Margallo, ministre espagnol des Affaires étrangères, a salué le travail de la Fondation Anna Lindh et des institutions-partenaires, et a souligné que les Etats et les organisations travaillant sur le dialogue euro-méditerranéen devaient réfléchir aux moyens d’être collectivement plus efficace. Il a déclaré : « le renforcement du dialogue interculturel et interreligieux comme outil de médiation, de prévention et de résolution des conflits renforcera la performance de ces institutions. Il est urgent de passer d’une culture de la réaction à une culture de la prévention ».

Mohamed Ezzine Chalaifa, secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires étrangères, a approuvé l’appel pour une stratégie commune de dialogue interculturel, indiquant que « le dialogue interculturel doit devenir stratégique en vue de faire face à la radicalisation et l’extrémisme grandissants dans la région. Nous avons besoin de bâtir sur ce qui existe déjà, notamment les réseaux de la société civile initiés par la Fondation Anna Lindh et l’Université euro-méditerranéenne. Nous avons besoin d’investir dans ce plan d’action commun pour renforcer l’impact de notre travail à travers la région. »

Fathallah Sijilmassi, secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, a rappelé l’importance d’une approche collective. Il a déclaré : « les défis de la région comme le terrorisme, la montée de l’extrémisme ou la tragédie humanitaire des migrations confirment la nécessité d’une action collective renforcée et d’une approche globale. Nous appelons à une stratégie collective et globale pour rendre chacune de nos institutions plus forte que les défis auxquels elles sont confrontées.